Le Chemsex – la nouvelle mode à risque dans le milieu gay

·

On le sait, les pratiques sexuelles à risque progressent ces dernières années, notamment à cause des applications de rencontres qui favorisent les plans cul d’un soir. Dans le milieu gay, le chemsex est la dernière mode mélangeant drogue et cul sans protection. Et chercher un « plan chem » devient banal sur les sites de rencontres gay.

Chemsex, slam et MST

Le terme Chemsex vient de l’anglais « chemical ». Il désigne le sexe sous stupéfiant et est LA pratique qui monte dans le milieu gay. A tel point qu’il commence à inquiéter les organisations chargées de surveiller la propagation des MST et les pratiques addictives.

En liant le cul et la prise de substances telles que la cocaïne, le GHB ou le Crystal Meth, les plans chem rendent la prise de drogues dures de plus en plus récurrente. Et en poussant les partenaires sexuels à ne pas se protéger, elle favorise la propagation d’infections comme le VIH ou les hépatites. Et cette pratique touche absolument tous les profils, des plus jeunes aux plus expérimentés. Il est donc impossible de (pré)juger au physique de la salubrité d’une partenaire.

La version Hard du chem s’appelle le Slam. Mais aucun rapport avec Grand Corps Malade. Le slam est le chem en intraveineuse. On inhale rien, tout passe par seringues et piqûre. Les drogues sont beaucoup plus fortes et les risques également (notamment à cause de l’usage multiple des seringues) mais les coûts d’achat des drogues moins élevés que ceux de la cocaïne notamment poussent les moins fortunés à privilégier cette pratique au chemsex « classique ».

Quand internet accélère les prises de risques

Les pratiques sexuelles risquées ont toujours existé, notamment dans le milieu gay. Mais avec l’essor des sites et applis de rencontres en ligne la propagation de ces pratiques est considérablement accélérée. Se voir proposer du chemsex spontanément par des inconnus est devenu monnaie courante et des personnes n’en ayant jamais entendu parler peuvent l’essayer en quelques clics. Et au delà de la recherche de partenaires, c’est également par internet que s’approvisionnent en drogues les slameurs et les amateurs de chemsex. Des sites livrent en 3 jours à domicile GHB ou Crystal Meth et banalisent la consommation de drogues pourtant unanimement considérées comme dangereuses. Ces facilités pour trouver les partenaires et drogues couplées aux dépendances physiques et psychologiques qu’occasionnent  ces pratiques rendent la désaccoutumance très difficile à atteindre.

Dépendances physiques et psychologiques du chemsex

Au délà des risques sanitaires liées aux MST et au sexe sans capote, le chemsex fait souvent naître des dépendances physiques et psychologiques. Les dépendances physiques sont liées à la prise de drogue hautement addictives. S’il y a débat sur les conséquences de la prise de cocaïne, il y en a nettement moins sur la crystal meth. Mais encore plus fortes que ces dépendances physiques, ce sont les conséquences psychologiques qui rendent très difficile le décrochage.

Le chemsex attire notamment des personnes souhaitant perdre leur sentimentalisme ou leur trop grand sérieux. Ceux qui cherchent d’abord des rencontres sérieuses acceptent mieux l’idée de coucher sans lendemain quand ils sont sous drogue. Ceux qui peinent à sortir de leur quotidien trop sérieux trouvent dans le chemsex le relâchement qu’ils n’arrivent pas à atteindre seuls. Et ces relâchements fort plaisants et inaccessibles sans drogues poussent à la consommation et au retour aux pratiques à risques.

Chemsex et Bareback

Si le sexe sans capote, également appelé bareback, n’est pas obligatoire dans le chemsex mais l’injection de drogue pousse à faire passer au second plan les questions de prévention santé. Dans leur quête de sensations et de sexe total, les amateurs de cette pratique oublient volontairement les risques qu’ils encourent. Et l’euphorie et l’excitation que provoquent la prise de drogue accentue le phénomène. De façon un peu perverse, la prise de risque fait même partie du plaisir pour certaines personnes amateurs de sexualité tourmentée.

Sortir de la dépendance du chemsex

Passé 2 ans de pratique, les amateurs de sexe sous drogue sont quasiment tous unanimes. Ils adorent ça, aurait énormément de mal à s’en passer mais doivent à tout prix y arriver. Pour sortir de l’addiction il n’y a malheureusement pas de méthode miracle. Diminuer les doses, écarter les prises, ne plus chercher explicitement des plans chem dans ses annonces ou sur les sites de rencontres… Arrêter les plans chem est quasiment impossible tant qu’on reste dans un milieu où cette sexualité est commune, pour arrêter il faut donc changer de fréquentations et de modes de rencontres. Se mettre en colocation avec des personnes imperméable à ces sollicitation peut être un début de solution pour s’éloigner de tels plans mais il sera toujours possible de trouver des partenaires, il faut donc être fort dans sa tête pour résister à ses pulsions.

En reprenant une vie sexuelle normale, les slameurs et pratiquants du chemsex pourront se rappeler que le sexe sans danger et sans drogue leur plaît aussi. Paradoxalement, une sexualité active est donc nécessaire pour sortir de la sexualité à risque. Il peut donc être une bonne idée d’aller sur des sites de rencontres gay pour trouver des plans cul « sain » et mettre derrière soi sa sexualité chemical.

Source : StreetPress

Bon plan en ce moment !


L'inscription sur www.Mykodial.com est gratuite en ce moment ! Pour profiter de cette offre, vous avez juste à installer le messenger à sélectionner l'offre d'essai gratuit. Et dès ce soir vous pourrez commencer à rencontrer des gay habitant près de chez vous et cherchant la même chose que vous. N'hésitez pas à tester, c'est gratuit, sans engagement et l'un des moyens les plus efficaces pour trouver un plan cul rapidement. Attention, www.Mykodial.com est réservé à un public majeur, une preuve de votre majorité pourra vous être demandé.

Sur le même sujet