Ce qu’il faut retenir de Pornocratie, le documentaire d’Ovidie

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Hier soir, Canal Plus a diffusé Pornocratie, le documentaire d’Ovidie consacré à l’industrie du porno et celle des tubes en particulier. S’intéressant tour à tour à la montée en puissance de ManWin, aux conséquences du streaming gratuit sur les actrices et professionnels du porno ou aux sites de cam, ce documentaire est assez riche pour qu’il vaille la peine d’être résumé. Voici donc ce qu’il y avait à retenir de Pornocratie, l’enquête menée par Ovidie.

Pornocratie est le fruit d’un vrai travail de fond…

D’abord, ce qu’il faut retenir c’est qu’Ovidie a fait un vrai travail. Les professionnels interviewés sont nombreux (Pierre Woodman, Rocco, Stoya…) et les accusations sont étayées par les témoignages de journalistes. On dit ça car on a quelques petits reproches à faire et qu’on ne voudrait pas qu’ils viennent remettre en cause le sérieux de la démarche.

… mais un point de vue forcément subjectif

Sans juger de si les accusations sont vraies ou fausses, on doit quand même dire que les points de vue collectés sont forcément subjectifs. Les professionnels du porno ont vu leur économie dévastée par l’arrivée du piratage et des tubes gratuits et ne peuvent donc pas les porter dans leur coeur. Le porno d’aujourd’hui est différent de celui qu’ont connu, il y a 15 ans, les témoins intérrogés (notamment Ovidie elle même) et on sait qu’on a tous tendance à penser que c’était mieux avant ou de notre temps. Ca n’enlève encore une fois rien à la qualité du docu Pornocratie mais, quand les accusations manquent de preuves, ça doit entrer en ligne de compte dans notre jugement.

Les tubes ont tiré l’industrie du porno vers le bas et les conditions de travail avec

Pornocratie s’ouvre avec le témoignage de Pierre Woodman qui explique que les conditions de travail dans le porno n’ont jamais été aussi mauvaises, que les filles tournent leur scène dopées aux produits utilisés normalement pour les accouchement (pour être dilatées), que les mecs se droguent pour bander et qu’on force les filles à des pratiques de plus en plus extrêmes. L’origine de ce mal serait la popérisation de l’économie du porno qui pousserait les studios à demander de l’extrême pour se distinguer de la masse.

Notre avis : Pierre Woodman trouve qu’une triple anal c’est extrême mais beaucoup de gens pensent que les castings de Pierre Woodman sont déjà trop extrême. Même s’il dit qu’il tourne toujours dans le respect (et on le croit), le niveau à ne pas dépasser en matière d’extrémité pornographique est difficile à fixer. Rocco, autre star qu’on croise dans le documentaire, est aussi réputé pour ses tournages musclés. Une hongroise interviewée dit que c’est l’époque qui est devenue plus malsaine et on c’est sans doute vraie. Là où on rejoint Ovidie c’est que la profusion de porno gratuit a repoussé les limites acceptées par le grand public et qu’en bout de chaine ce sont les actrices qui doivent donner le change. Evidemment, elles sont libres de refuser mais là c’est la pauvreté de leur pays qui les pousse à accepter. Un problème plus large que pour la seule industrie du porno qu’on pourrait rapprocher de ces ouvriers qui acceptent de travailler 39h payées 35 sous la menace de délocalisation avancée par leur employeur

Selon Pornocratie, ManWin / MindGeek ne serait qu’une gigantesque machine à blanchir de l’argent

La thèse la plus intéressante avancée par Pornocratie c’est que MindGeek (propriétaire de tous les plus gros tubes du monde et de quelques studios de tournage) ne serait qu’une machine à blanchir de l’argent. Tous gratuits, les tubes ne gagneraient pas d’argent et ne serviraient qu’à déplacer de grosses sommes d’un pays à un autre. C’est en tout cas la thèse de Mike South, un réalisateur interrogé par Ovidie. Il dit être menacé de mort mais n’avance pas réellement de preuves. Ce qu’on apprend c’est qu’une société d’investissement a prêté 350 millions de dollars à MindGeek pour acheter des sociétés qui seraient toutes en train de sombrer et alors qu’aucune société financière n’accepterait de prêter à l’industrie du porno. Ce qu’on sait c’est que Fabian Thylmann, fondateur de Manwin, a été poursuivi pour fraude fiscale.

Notre avis : Que le porno traine de l’argent sale, ça fait peu de doute. Un business si borderline et privé de financements officiel doit bien se débrouiller pour se financer. Malheureusement pour Pornocratie, il n’y a pas suffisamment de preuves pour qu’on puisse confirme ou infirmer les soupçons d’Ovidie et Mike South.

Les livecams ne seraient pas un eldorado

OK… Pornocratie montre LiveJasmin au Luxembourg et des camgirls situées en Roumanie. On nous dit que les filles peuvent passer des heures sans tips, ne gagnent que 1400$, que le site leur prend jusqu’à 70% de leurs tips… rien de bien nouveau.

Notre avis : Seuls 10 minutes sont consacrées à cette partie et on sent que ça a été casé parce que ça avait été tourné mais on n’apprend rien de nouveau dans cette partie. 1400$ c’est pas énorme mais c’est déjà pas mal en Roumanie et même en France où c’est proche du salaire médian. Les sites de cams prennent 70% mais ils sont indispensables au camgirls pour trouver des clients, ils sont donc en position de force. On apprend aussi que LiveJasmin est l’un des plus gros clients de MindGeek pour de l’achat d’espaces publicitaires ce qui vient un peu contredire les accusations de non profitabilité des tubes possédés par MindGeek. Cette partie consacrée aux tubes est sans doute en trop.

Notre avis sur le documentaire Pornocratie

Il est toujours intéressant de voir la réalité du monde du porno pour contrer les images uniquement glamour renvoyées par les réseaux sociaux des plus grandes actrices. L’aspect financier présenté par Pornocratie est également intéressant même s’il manque de preuves (mais il ne s’agit pas d’une attaque, le sujet étant très complexe et très opaque). On n’apprend donc pas énormément de choses quand on a déjà suivi les mésaventures de Fabian Thylmann avec le fisc mais, pour il confirme l’aspect à part de l’économie du porno. Si ça vous intéresse, vous retrouverez ce documentaire sur le site à la demande de Canal Plus.

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